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Sécurité & vie privée

23 novembre 2009 Laisser un commentaire

Trouver le juste équilibre entre la sécurité, les solutions associées et la vie privée n’est nécessairement quelque chose de très simple. Outre les connaissances des différents impacts d’affaires, techniques et humains, il est important d’identifier et comprendre les impacts potentiellement légaux.

Comme notre pays possède une approche qui lui appartient, nous croyons juste de regarder ailleurs pour mieux comprendre les enjeux et solutions possibles. Pour ce, j’ai tourné mon attention vers le territoire de nos cousins Français, plus particulièrement vers la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) de France. Instituée en 1978, celle-ci est une institution indépendante chargée de veiller au respect de l’identité humaine, de la vie privée et des libertés dans un monde numérique.

Aux fins de supporter les efforts de compréhension des enjeux légaux potentiels et plus particulièrement en lien avec les impacts, j’ai effectué l’étude du rapport thématique de la CNIL déposé en 2004 et intitulé : la cybersurveillance des salariés.

Certes non totalitaire et interprétable de notre point de vue américain, ce rapport donne une vue d’ensemble sur la situation qui devrait préoccuper les employeurs de la planète, durant les prochaines années d’affaires. Voici donc la grande ligne de celui-ci et les trouvailles les plus intéressantes avec l’aide de citations précisent et en lien avec nos préoccupations.

Nous croyons que la mise en contexte de tels travaux permet non seulement une meilleure compréhension de notre situation, mais également la mise en pratique de solutions reconnues; souvent nommés meilleurs pratiques.

Impact de la sécurité sur la vie privée
Surtout intéressé par les employeurs et les employés de nos clients et partenaires, le but de cette présentation est de faire la lumière sur ce sujet qui touche autant de vie. Que ce soit du côté personnel ou professionnel, il est capital de s’entendre sur la saine gestion des contrôles et de la sécurité qui en découle.

Comme bien d’autres organisations, le CNIL présente le point fondamental suivant, en plus d’être renforcé par la loi française : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature des tâches à accomplir ni proportionnées au but recherché ». Cette citation du Code du travail français nous permet de déduire que l’application des contrôles en sécurité devrait être graduelle et en lien avec les règles et tâches concernées; donc, la recherche de l’équilibre entre la sécurité et le respect des parties.

En lien avec cette base, le professeur Gérard Lyon-Caen confirmait que « La ligne de partage entre liens de subordination et la vie privée ne sauraient plus être tracées à la sortie des lieux de travail et à l’expiration de l’horaire. Tout est devenu plus complexe et plus flou ».

Pour épauler les efforts nécessaires à la sensibilisation et la clarification des enjeux, le CNIL devient en 1978 la référence pour accepter, centraliser et informer les employés et les employeurs sur le traitement des données personnelles, les préoccupations et les règles reliées à celles-ci. Cette centralisation a également comme mission de donner accès à ces informations pour maximiser la sensibilisation et la compréhension dans ce domaine toujours très sensible.

De plus, le CNIL répète et confirme l’importance qu’aucune mesure ne devrait être implantée sans avoir préalablement informé et sensibilisé les employés concernés par des mesures de contrôles. Donc, l’utilisation de différents types de dispositifs de contrôles, quels qu’ils soient, doit être faite de façon transparente et surtout pas à l’insu des employés ou groupes concernés.

Comme les technologies permettent de plus en plus de communications de façon quasi transparente et sur différentes plateformes, il est important d’être conscient des impacts possibles envers les employeurs. Aujourd’hui, l’entreprise n’est plus un lieu hermétique touchant un groupe de gens relativement défini.

Les outils connectés par Internet et autres types de réseau permettent des échanges informationnels en faisant la création de pont virtuel clairement à l’extérieur des murs d’une organisation. Ces liens pourraient donc faciliter, de façon intentionnelle ou non intentionnelle, l’échange de données potentiellement sensibles; surtout lorsque notre société se dit comme étant : connectée.

Présent au cœur de notre travail et au centre de nos relations humaines et numériques, les technologies doivent posséder des contrôles pour assurer un suivi de la performance, diminuer les risques et abus possiblement reliés aux échanges transparents, peu contrôlés et à distance.

Étroitement est liée cette mention du document du CNIL : « Ce contrôle de productivité du « cybertravailleur » s’exercera d’autant plus que toute architecture en réseau a pour effet d’éloigner géographiquement le salarié de sa hiérarchie. »

Réponse des entreprises envers ces préoccupations
Afin de diminuer les risques, améliorer le contrôle et l’utilisation et minimiser les interprétations erronées envers la vie privée, plusieurs entreprises font le développement de politiques et chartes d’entreprise. Couramment intitulé « l’utilisation des actifs informationnels », ce type de document n’est souvent pas en lien avec les normes et lois régissant les territoires ou organisations concernés.

Dans la création de ces documents de références, il est donc important de faire le lien avec une entité qui est mesure de nous communiquer et confirmer les meilleures pratiques et lois concernées. Ceci aura comme effet de se préoccuper des points critiques et importants, tout en laissant tomber les interprétations personnelles et professionnelles utilisées comme fondation.
Tel que renforcé par la CNIL : « cependant, de telles « chartes » […] cumulent les prohibitions de toutes sortes y compris celles des usages généralement et socialement admis de la messagerie et d’internet à des fins privées. Les salariés demeurent encore largement ignorants des possibilités de traçage, notamment par accumulation et recoupement de traces multiples, que les nouvelles technologies offrent à l’employeur et, de fait, l’équilibre nécessaire entre contrôle légitime exercé par l’entreprise et respect des droits des salariés ne parait pas assuré dans bien des cas. »
Cette dernière citation ne fait que renforcir l’importance de contacter et suivre des ressources légales ayant une expérience connue et reconnue dans le domaine de la vie privée et des technologies de l’information qui les traites.

Recherches du CNIL
Pour répondre aux différentes préoccupations, le CNIL a effectué des recherches et consultations avec plusieurs experts et groupes reconnus dans la matière et ont en même temps tenté de répondre aux questions les plus courantes du sujet. Voici donc un extrait de ces quatre questions clés.

• En quoi les technologies en réseau seraient-elles de nature différente de celle des précédents outils mis en place dans les entreprises?
• Quelle est la part de la vie privée et des libertés individuelles garanties aux salariés qui sont liés à l’employeur par un contrat de travail qui est d’abord lien de subordination?
• Quel usage à des fins privées d’outils mis à la disposition des salariés par leur employeur est-il admis?
• Y a-t-il des limites au contrôle et à la surveillance que les employeurs peuvent exercer sur les salariés?

Suivant ces consultations et trouvailles, il fût décidé que les conclusions sortantes de cette étude soient appliquées autant aux entreprises ne respectant pas ces lignes directrices, mais également aux administrateurs de ces mêmes organisations.

Les trouvailles des différentes recherches effectuées par le CNIL sont vastes, toutefois il est possible de survoler celles-ci, en voici quelques extraits :

« Le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de sa vie privée ; celle-ci implique en particulier le secret de ses correspondances ; l’employeur ne peut dès lors, sans violation de cette liberté fondamentale, prendre connaissance des messages personnels émis par le salarié ou reçus par lui grâce à un outil informatique mis à sa disposition pour son travail, et ceci même au cas où l’employeur aurait interdit une utilisation non professionnelle de l’ordinateur. »

« Qu’il s’agisse d’assurer le bon fonctionnement du service informatique, la sécurité numérique de l’entreprise ou le confort de l’usager, ces « traces » sont intrinsèquement liées à la mise à disposition d’une telle technologie. Aussi n’est-ce pas leur existence, mais leur traitement à des fins autres que techniques qui doit être proportionné au but recherché. »

« Aucune information concernant personnellement un salarié ou un candidat à un emploi ne peut être collectée par un dispositif qui n’a pas été porté préalablement à la connaissance du salarié ou du candidat à l’emploi. »

« […] Il résulte clairement de ces textes qu’une information individuelle des salariés ou agents publics ne saurait dispenser les responsables concernés de l’étape de la discussion collective, institutionnellement organisée, avec les représentants élus du personnel. »

Les quelques extraits ci-dessus représentent les grandes trouvailles des différentes recherches du CNIL durant les dernières décennies. Riche de cette information, il est donc important de faire ressortir des fausses idées toujours véhiculées par des employés et employeurs mal informés sur le sujet. La prochaine section fait état des deux grandes perceptions véhiculées dans le domaine de la vie privée.

Les perceptions
Les fausses idées suivantes sont directement citées du document de la CNIL. Celles-ci doivent faire partie des présentations et documents de sensibilisation des employés et gestionnaires des organisations.

Première idée
« L’ordinateur personnel mis à la disposition des utilisateurs
sur leur lieu de travail serait, en tant que tel, protégé
par la loi “Informatique & libertés” et relèverait de la vie privée du salarié. »

Réponse de la CNIL : Il n’en est rien. Un ordinateur mis à la disposition d’un salarié ou d’un agent public dans le cadre de la relation de travail est la propriété de l’entreprise ou de l’administration et ne peut comporter que subsidiairement des informations relevant de l’intimité de la vie privée.

Deuxième idée
« Une information préalable du personnel suffirait »

Réponse de la CNIL : Une telle manière de procéder n’est pas suffisante dès lors que les finalités seraient mal définies ou mal comprises. De nombreuses entreprises imaginent qu’une information préalable des salariés suffirait à se prémunir de tout problème et à autoriser l’emploi de tous les modes de surveillance et de contrôle. Elle peut nourrir, à tort, le sentiment des utilisateurs qu’ils se trouveraient sous un contrôle constant de l’organisation alors que les mesures prises, dans bien des cas, se bornent à assurer la sécurité du système ou celles des applications et non pas un contrôle individuel ou nominatif de leur activité.

Équilibre dans la mise en œuvre
Pour répondre aux besoins les plus communs, le CNIL a également confirmé les approches en lien avec les services retrouvés dans la vaste majorité des organisations. Des services tels que l’accès et l’utilisation d’Internet et la messagerie électronique (courriel) sont clairement documentés et le lien avec la vie privée, confirmé. Voir ces services et les enjeux ci-dessous :

Contrôle d’internet
Certainement un des sujets les plus chauds depuis quelque temps, l’usage personnel d’Internet de façon raisonnable et avec un minimum d’impacte est généralement permis par la majeure partie des entreprises. Plus précisément, il n’existe aucune loi ou règlement qui empêche un utilisateur de faire ceci ou d’un employeur d’éliminer cette utilisation en totalité.

Il est donc important de considéré que nuls n’a par défaut raison, d’une extrémité à l’autre (pour ou contre cette utilisation). Toutefois, trouver le juste équilibre entre une utilisation appropriée et l’implantation de contrôles pour en minimiser les impacts est nécessaire.

Une des grandes questions dans ce type de service est lorsque l’employeur désire faire la vérification individuelle (un utilisateur en particulier). En cas de besoins spécifiques ou lors d’une vérification, il est capital de que les parties concernées trouvent un terrain d’entente. Pour ce, autant l’administration de l’organisation et le représentant du côté des employés doivent déterminer les enjeux, besoins et le but de la vérification en question.

Tel que décrit par le CNIL : « Lorsque l’entreprise ou l’administration met en place un dispositif de contrôle individuel destiné à produire, poste par poste, un relevé des durées de connexion ou des sites visités, le traitement automatisé d’informations nominatives ainsi mis en œuvre doit être déclaré à la CNIL. »

Contrôle de la messagerie
Tel que l’accès à Internet, les mêmes règles touchent l’utilisation de la messagerie. Si possible, il est idéal que le message considéré comme étant personnel soit identifié dans le sujet ou à même le corps.
Le CNIL indique précisément : « Il a ainsi été jugé que constitue une violation du secret des correspondances privées la lecture par l’employeur d’un message qui, bien que ne comportant pas expressément dans son objet la mention « personnel », est classé automatiquement dans un dossier qualifié de « personnel » et fait référence dans son objet aux vacances, avec une formulation et une orthographe familière. Avant d’accéder à un courriel, l’employeur doit donc vérifier que l’objet du message ne lui confère pas un caractère manifestement personnel. »

Comme les messages peuvent être autant, enregistrer par l’émetteur que par le récepteur, il est important de considérer qu’outre les contrôles de sécurité, des traces seront disponibles dans plusieurs actifs technologiques. Sur ce, la sensibilisation des utilisateurs sur les réceptions et les envoies doit minimalement confirmer les contrôles plus spécifiques, mais ne peut toutefois pas garantir les sources externes (ex. : serveur qui effectue la réception d’un message personnel).

Rôle des administrateurs
Pour mieux gérer les environnements ainsi que le niveau de qualité des services de l’organisation, les groupes techniques effectuent l’implantation de différents outils. Il est donc possible que ces outils effectuent de façon non ciblée, l’accumulation de données potentiellement personnelles et ceci devraient être considérés dès la phase de conception des solutions.

De plus, pour non seulement mieux supporter les environnements, les tâches, les responsabilités, les limites ainsi que les rôles des administrateurs de ces mêmes solutions sont clairement définis et documentés systématiquement et officiellement, à même leur contrat de travail. Celles-ci doivent également tenir compte des responsabilités reliées aux tâches professionnelles, dont l’accès possible à de l’information privée et l’importance de la confidentialité de ces informations et les impacts reliés à leurs échanges avec d’autres personnes, internes ou externes.

Les fichiers de journalisation
Similaires aux rôles administrateurs et tel que confirmé par le CNIL : « les fichiers de journalisation des connexions destinées à identifier et enregistrer toutes les connexions ou tentatives de connexion à un système automatisé d’informations constituent une mesure de sécurité, généralement préconisée par la CNIL dans le souci que soient assurées la sécurité et la confidentialité des données à caractère personnel, lesquelles ne doivent pas être accessibles à des tiers non autorisés ni utilisés à des fins étrangères à celles qui justifient leur traitement. Ils n’ont pas pour vocation première le contrôle des utilisateurs.

De façon normale, ces solutions n’ont pas à spécifiquement entérinées par la direction, à moins que celles-ci soient utilisées pour d’autres besoins. Surtout si ces besoins sont en lien avec une vérification des données d’un utilisateur en particulier. Peut importe la solution, il est hautement recommandé de confirmer l’utilisation de ces outils et les rôles que les données qui y seront recueillies.

Finalement
Pour améliorer l’échange, la compréhension et la sécurisation des données privée dans un environnement professionnel, je recommande (tout comme le CNIL) de suivre – minimalement – les étapes suivantes:

• Réaliser la réalisation d’un bilan annuel
• Confirmer la désignation d’un responsable officiel à la protection des données
• Effectuer le renforcement de la formation des employeurs et des employés

Outre ces efforts considérés comme la base de la sécurité et de la saine gestion d’un environnement technologique, je vous recommande de faire affaires avec un contentieux ou minimalement avec des joueurs reconnus dans le domaine de la vie privée. Les conseils apportés par des spécialistes similaires en amont des différents projets de votre organisation vont apporter une valeur certaine par leur grande utilité et leur profondeur dans la matière.

Finalement, le domaine la vie privée est vaste et gris intrinsèquement, sur ce, il est nécessaire de se remettre en considération sur une base régulière et définie. Cette remise en question doit considérer différents joueurs dans le monde des affaires, du technicien jusqu’au président de l’organisation. Ce mélange de niveaux, de compétences et d’intérêts vous permettra de sainement gérer la situation et minimiser les risques à un niveau acceptable.

Snow Leopard + Time Machine = problèmes?

13 novembre 2009 Laisser un commentaire

Quand Apple a fait l’annonce de la nouvelle application MAC nommée Time Machine, plusieurs d’entres nous étaient excessivement réjouit de la possibilité de faire des sauvegardes en temps réel sans avoir à ne prendre aucune action particulière sur nos postes MAC.

Rapidement, Time Machine est un logiciel propriétaire de sauvegardes incrémentales automatiques et de restaurations offertes par Apple et intégrées à la version 10.5 de Mac OS X sortie le 26 octobre 2007 (Leopard).

Nécessitant un disque dur externe comme réceptacle des données de sauvegarde, son interface graphique permet de naviguer « dans le temps », les différents dossiers et fichiers étant représentés dans des fenêtres successives présentées dans l’espace les unes derrière les autres.

Il est important de noter qu’à la base et selon la documentation technique d’Apple, un fichier qui vivra moins de 23 heures dans votre poste sera effacé des sauvegardes de Time Machine dès lendemain. Pour un fichier qui vivra moins d’une semaine, celui-ci sera effacé le mois prochain.

Finalement, seuls les fichiers « stables » qui resteront dans votre poste pendant plus d’une semaine resteront jusqu’à la saturation du disque dur externe ou plus précisément la partition de ce même disque dur externe.

À première vue un ajout hyper intéressant, je dois vous confirmer que celui-ci peut devenir un outil quelque peu agressant si vous ne prenez pas le temps de faire attention à qu’est-ce qui se passe derrière cette interface colorée.

Le problème

Simplement, il y a quelques semaines, comme plusieurs d’entres-vous, j’ai fait la mise à jour de Leopard (10.5) pour Snow Leopard (10.6). Je vous confirme aujourd’hui que cette mise à jour m’a causé beaucoup plus de problèmes qu’auparavant et même que je me demandais bien pourquoi j’avais mis à jour mon système d’opération…

Qu’est-ce qui c’est passé est relativement simple, une fois ma mise à jour effectuée, j’ai commencé, à vivre des problèmes majeurs avec Snow Leopard. Non seulement certaines incompatibilités avec des applications qui n’étaient pas encore correctement supportées dans 10.6, mais plusieurs « crashs » applicatifs qui rendaient mon utilisation de ce nouveau système d’opération très complexe, je dirais même agressante.

L’analyse

Avec cette situation, mon premier réflexe fut de simplement refaire une installation du système d’opération suivant une destruction de mes données locales ainsi qu’une partition fraiche pour la tâche. Je me disais bien que ceci allait régler la majeure partie de mes problèmes, rien n’est pire qu’une mise à jour d’un système d’opération dans de telles situations.

Une fois ma réinstallation effectuée je suis heureux de procéder au retour de mes données locales avec l’aide de notre ami Time Machine. Cette procédure est tellement simple qu’il est pratiquement impossible de dire non, il ne s’agit que de cliquer et toutes nos données reprennent leur vie en moins de trente minutes (j’avais environ pour 100 gigs de données, le temps est naturellement variable et en lien avec la dimension de votre compte utilisateur).

Donc une heure après la réinstallation de mon système d’opération, tout est de retour à la normale, mes données sont de retour, mon réseau est parfaitement fonctionnel et tout semble nickel pour l’instant. Avec une grande fierté, je démarre alors vmware fusion pour m’assurer que mes VM sont toujours fonctionnelles et bang. Vmware fusion croule sous la pression et à peine deux minutes que je suis exactement de retour ou j’en étais depuis les derniers jours… Incroyable.

Je comprends très bien que certaines applications ne seraient pas parfaites pour le nouvel environnement d’Apple, mais dans ce cas précis je m’étais assuré de mettre à jour vmware fusion à la version 3 pour minimiser les impacts potentiels sur 10.6. À ma grande surprise, même avec cette mise à jour et plusieurs autres (Firefox, etc.) je vivais continuellement des « crashs » applicatifs, et ce, plusieurs fois par jour…

Là, je devais trouver une solution… Mon MacBook Pro est un unibody de quelques mois avec 4 gigs de RAM, serait-ce possible que celui-ci est un défaut de fabrication ou autre… Les choses n’allaient pas très bien.

Les solutions possibles

Je me suis donc mis à la recherche de solutions, pendant plusieurs soirées j’ai cherché sur les différents forums habituels sans faire de trouvailles particulières… Je voyais toutefois plusieurs utilisateurs vivres les mêmes problèmes que mois sans jamais avoir de solution.

Voyant que cette avenue me menait dans un trou noir, j’ai donc commencé à faire la revue de mon installation. J’ai donc commencé par la console (sur mon 10.6 Anglais, le chemin de cette application est : /Applications/Utilities/Console).

Une fois démarrée, la console nous montre plusieurs messages, ceci venant du démarrage de l’ordinateur juste qu’à la dernière commande de mise à jour de Firefox, par exemple.

Après une étude approfondie, je me rends compte assez rapidement de plusieurs problèmes. Plusieurs fichiers en lien avec des applications qui n’existent plus tentent continuellement de démarrer des services qui ne sont clairement plus utilisés dans ma nouvelle installation de 10.6.

Par exemple, une installation passée (il y a plusieurs mois) d’un produit de Kaspersky sur mon MAC tente toujours de faire démarrer ce produit qui n’est plus sur mon MAC depuis bien longtemps. Également, je vois qu’Adobe tente de faire des mises à jour de produits qui ne sont pas installés sur mon MAC en ce moment, mais qu’est-ce qui se passe… rappelez-vous qu’à ce point, je ne vois pas de liens avec mon Time Machine.

Riches de curiosité, pendant plusieurs heures je parcours les répertoires et fichiers indiqués dans ma console :

  • /Library/InputManagers/
  • /Library/StartupItems/
  • /Library/LaunchAgents/
  • /private/var/db/launchd.db/
  • com.apple.SytemStarter
  • com.apple.launchd.peruser
  • com.apple.autofsd
  • etc…

Soudainement, tout en naviguant les répertoires et données, je clique (pardons pour ma lenteur), Time Machine a fait la sauvegarde de ces données et donc a remis en place toutes les données qu’il a jugé pertinentes au bon fonctionnement de mon installation.

Ouch, je me retrouvais donc avec des fichiers de démarrages et de configurations qui n’ont jamais été retirés de mon Time Machine. Car même en retirant l’application concernée il y a quelques mois, certains fichiers de configurations restent derrière (vous connaissez Windows?), et ceux-ci tentaient toujours de démarrer des services et autres scripts…

Une fois clairement avoir compris la situation, j’ai donc procédé au nettoyage complet de mon installation pour m’assurer que ma nouvelle sauvegarde avec Time Machine garde en compte seulement fichiers d’intérêts et rien de plus…

Après plusieurs heures de travail, je suis donc revenu (aux meilleures de mes capacités) avec une installation utilisateur minimale et répondant réellement à mes besoins. Malgré ce point, je comprends beaucoup mieux les impacts potentiels de Time Machine et surtout les suivis et vérifications nécessaires à la saine gestion d’un poste MAC hautement utilisé à différentes sauces.

Enfin

1 – Sans personnalisation particulière, Time Machine ne voit pas la différence entre des fichiers nécessaires et autres données possiblement problématiques.
2 – Toujours garder un œil sur la console de son MAC si vous désirez avoir une installation minimale et dynamique.
3 – Même lors d’un retrait d’une application, assurez-vous de vérifier les répertoires de démarrages et de mise en marche.
4 – Aucun système d’opération n’est parfait.

Finalement, depuis ces multiples vérifications et manipulations, mon poste roule parfaitement et je n’ai pour l’instant aucune instabilité ou écrasement particulier.

Acheter un véhicule américain et l’importer au Canada en dix étapes !

7 novembre 2007 Laisser un commentaire

Acheter un véhicule américain et l’importer au Canada en dix étapes !

Bon, comme plusieurs personnes me posent des questions essentiellement similaires, voici les détails concernant l’importation de ma nouvelle Subaru Tribeca 2008 au Canada au mois de novembre 2007.

1 – Faire le choix de votre véhicule

Cette première étape est cruciale. Avant de prendre une décision ferme, je vous recommande de contacter les manufacturiers pour confirmer les garanties et limites associées. Pour ma part, Subaru n’a aucun problème avec cette pratique. De plus, j’ai aussi entendu parler de Ford respecte les garanties des véhicules américains au Canada. En ce qui concerne les autres, par exemple Honda, il n’encourage pas cette pratique, mais les concessionnaires américains vont vendre des véhicules neufs aux Canadiens. Touefois, Honda ne respecte pas la garantie au Canada, donc si vous avez un problème avec votre Honda américaine « back to the states you go »!

Ces différentes vérifications et discussions vont certainement influencer le choix de votre véhicule. Selon moi, la marque la plus intéressante est Subaru et de loin. Non seulement est-ce que les prix sont incroyablement plus bas aux É.-U., mais ils sont très respectueux de leurs clients. Mon expérience fut excellente et je recommande le concessionnaire de Bill McBride Subaru de Plattsburgh (représentant – Dick Knowles).

2 – Vérifier si votre véhicule neuf peut être importé au Canada

Pour ce, il est primordial d’aller sur le site Internet du Registraire des véhicules importés (www.riv.ca) et s’assurer que le véhicule en question est accepté au Canada avec aucune ou un minimum de modifications (ex.: lumière de jours, etc.). Sur le site, il y a un PDF avec tous les détails d’intérêts, marques, modèles, modifications, etc. Je vous recommande très fortement de choisir un véhicule qui ne nécessite pas de modifications, ce choix va rendre le processus beaucoup plus simple, et surtout, moins dispendieux.

3 – Contacter le concessionnaire et obtenir un prix

Ici il faut faire très attention et tenter de choisir un concessionnaire qui se trouve près de votre lieu de résidence. En cas de problèmes majeurs, ceci est toujours pratique. Pour moi, Plattsburgh était une ville de choix. Elle se trouve à environ 60 minutes du centre-ville de Montréal; très pratique. Dépendamment des modèles, la différence entre les prix peut être très très importante. Dans mon cas, la différence entre le véhicule acheté aux É.-U. était de plus de 20000 dollars canadiens (tenant en compte le taux de change très intéressant); vous avez bien lu.

Assurez-vous de connaitre le modèle et les prix, riche de cette information, il est beaucoup plus simple de trouver un terrain d’entente avec le concessionnaire. De plus, n’oubliez pas de demander au concessionnaire s’ils sont en mesure de gérer les différents documents qui seront nécessaires aux douanes canadiennes et américaines. Dans mon cas, mon concessionnaire a non seulement tout géré les documents, mais en plus m’a gardé au courant des détails d’intérêts. Le processus a été très clair et simple. Avec de la bonne information, notre niveau de confiance est toujours nettement supérieur.

Pour commander le véhicule, le concessionnaire vous demandera un dépôt; ceci confirme alors votre achat et votre intention. Attention, une fois le dépôt donné, it’s gone. Donc, assurez-vous de bien faire votre choix et garder le dépôt au minimum requis. Généralement, les dépôts peuvent varier entre 500 et mille dollars. Je vous recommande de ne pas dépasser 500 US, en cas de problème ce chiffre n’est pas trop significatif.

La commande de ma Tribeca a pris environ 3 semaines. Suivant ceci, le concessionnaire et moi avons pris rendez-vous pour effectuer le paiement de mon véhicule.

4 – Préparer vos assurances ainsi que le paiement du véhicule

Pour payer mon véhicule, j’ai utilisé une marge de crédit. Le taux était nettement inférieur que pour un prêt-auto, donc si vous avez cette marge, assurez-vous d’avoir un taux logique. N’ayez par peur de marchander, les banques sont toujours prêtent à faire un effort. Une fois le taux et le montant déterminé il s’agit de faire une traite bancaire (moins chère qu’un chèque certifié) en dollars US (pas de problème pour les banques, tant qu’elles font de l’argent, la devise n’a pas d’importance.

Mes assurances n’ont aucun problème avec le fait que mon véhicule est américain (franchises, valeur à neuf, etc.). J’ai entendu de certaines compagnies d’assurance demande des attentes de certification et plus, mais je vous recommande de marchander, tôt ou tard vous aller trouver un contrat qui répond à vos besoins. Ne jamais oublier que nous sommes le client, pas eux.

5 – Rencontre chez le concessionnaire

Suivant la réception du véhicule au concessionnaire, celui-ci vous contacte pour un rendez-vous qui servira quelques besoins. Premièrement le paiement du véhicule, deuxièmement la préparation des documents qui serviront aux douanes américaines et finalement, le permit temporaire qui vous permettra de conduire le véhicule aux É.-U. ainsi qu’au Canada pour une période d’environ un mois.

Une fois le tout effectué, ont vous invites à prendre une enveloppe qui comprend la facture du véhicule, le permit temporaire ainsi que d’autres papiers d’exportation américaine. Riche de cette information, il s’agit de prendre le tout puis retourner aux douanes américaines (Export Control). Une fois sur les lieux, on remet l’enveloppe avec les documents puis le douanier confirme le tout puis vous remettra une feuille avec l’information nécessaire pour effectuer l’exportation de votre véhicule. Comme vous le voyez, vous n’avez toujours pas exporté physiquement votre véhicule. À ce point, il est nécessaire (dans l’état de New York) d’attendre 72 heures (jours travail) avant de pouvoir prendre les clefs puis conduire votre véhicule au Canada.

6 – 72 heures plus tard, préparation de l’importation

Vous êtes maintenant en mesure d’aller prendre votre véhicule chez le concessionnaire (il était naturellement resté là pendant la période de 72 heures). Au concessionnaire il sera très important de ne pas oublier la dernière lettre capitale pour l’exportation du véhicule – une lettre du manufacturier qui confirme que le véhicule ne comporte aucune modification particulière et aucun rappel du manufacturier.

Suivant un beau bonjour au représentant qui vous a aidé, il est maintenant le temps de prendre le véhicule, retourner à l’Export Contrôle des douves américaines et remettre votre feuille d’exportation (feuille qui vous a été remise lors de votre dernière visite aux douanes américaines). Le douanier fera le tour de la paperasse et vous remettra certains documents d’intérêts (titre du véhicule, facture, etc.).

Un autre beau bonjour au douanier et vous pouvez maintenant conduire votre véhicule aux douanes canadiennes.

7 – Aux douanes canadiennes

Pas besoins de vous dire qu’il faut maintenant déclarer le véhicule que vous avez acheté. Une fois fait, le douanier canadien vous confirmera (à l’aide d’un petit papier jaune) le lieu ou vous devez vous rendre pour payer la TPS (6% de la valeur du véhicule payé aux É.-U.) ainsi que des frais d’importation d’environ 200 dollars.

Quelques pieds plus loin, vous trouverez un comptoir où vous pourrez payer les frais et la taxe canadienne. Il est naturellement capital de montrer votre documentation que les douanes américaines vous ont remise. Ceci inclut, entre autres, la lettre du manufacturier qui confirme que le véhicule n’a pas de rappels.

8 – La venue au Canada

Après avoir payé, soyez les bienvenus au Canada. Profiter du moment pour savourer l’air frais et l’argent que vous avez sauvés. Pour certains ceci est un crime envers notre économie, pour moi, ceci est justice dans un marché qui souffre péniblement de compétition et d’importateurs avares.

9 – Inspection du véhicule fédérale et provinciale

Peu de gens savent qu’il est nécessaire de faire inspecter son nouveau véhicule pour le Fédéral (environ 100 dollars chez un Canadian Tire de votre région) mais également pour le gouvernement provincial (environ 100 dollars dans un garage reconnu par la SAAQ). Lors de la prise de rendez-vous, demander les choses nécessaires que vous devrez avoir en mains avant l’inspection. De plus, assurez-vous que votre véhicule soit en lien direct avec les normes canadiennes (ex.: lumière de jour automatique, etc.). Sur ma Tribeca, aucune modification ne fut nécessaire.

10 – Rétropection

En tout et partout, il faut calculer environ quatre jours de travail pour effectuer l’importation. Mon calcul comprend les recherches de concessionnaires et du prix, la confirmation des informations, les assurances, les deux rencontres chez le concessionnaire (paiement et pickup), la paperasse aux douanes, les inspections et les imprévues. Selon moi, pour un montant supérieur à 3000 dollars sur un véhicule qui n’a pas besoins de modifications, ceci vaut la peine. Surtout si le dollar canadien garde sa force actuelle.

Bonne chance.