Delirium, le dernier né du Cirque du Soleil!

Contribution de Philster, notre envoyé spécial,

Le Cirque du Soleil présentait hier son dernier né, Delirium, un spectacle basé sur la musique et le visuel. On a bien senti hier la nécessité de ce test ‘dry run’ quand une panne de son s’est produit dès les premières notes de la première chanson. Après une pause de quelques minutes, on a repris le tout à zéro et la sonorisation nous a permis d’apprécier la voix explosive de la jeune chanteuse sur scène. Même lorsque le son fut coupé on n’avait aucune difficulté à entendre sa voix dans le centre Bell (quand même impressionnant). Cependant le spectacle a débuté avec 6 pièces de musique de la chanteuse et de son groupe mais sans aucun effets visuels (y avais-t-il une panne ? ou est-ce prévu ainsi ?) Si c’est le cas un malaise s’est installé dans la foule qui se demandait bien pourquoi on avait droit à tant de musique et si peu de visuel pour amorcer ce spectacle.

Après une seconde pause de 20 minutes (on en a profité pour faire l’entracte plus tôt), le spectacle est reparti mais cette fois-ci avec l’énergie qu’on connaît au Cirque. L’écran géant qui, lorsque totalement déployé, occupe la longueur du Centre Bell (estrade inclus) nous livres des images et des effets bien réussi. On a particulièrement apprécié, les vagues, l’aspect du fond marin, la foule de mains émergeants du noir, et le jeu d’ondes basé sur la musique.

La musique a bien contribué à ce spectacle, le choix était bon et variés. Toutes les cultures y sont passés (latino, tango, rock, hip-hop, nouveau monde, etc) et les images accompagnant ajoutaient une belle expérience à la musique.

De ce que j’en ai compris, le rêve delirium est un hymne à la vie et tout ce qui l’entoure. On poursuit le périple d’un jeune homme accroché à son ballon qui se promène à travers cultures, continents et expériences de vie. On assiste à des numéros sur les bases de la vie (eau, feu, air et terre) et on vie également à travers le voyage les expériences de la naissance, de l’évolution, de l’amour aussi bien que la guerre (figuré par deux bandes de percussionnistes se défiant (très réussi!)). Le jeune homme finira par se séparer du confort et de la sécurité de son ballon pour se lancer dans le vrai monde à la quête de son amoureuse et de la vie. On y voit des images très réussi de l’horloge du temps défiant l’enfant et le vieillard simultanément. La terre est également bien représenté dans un numéro ou des artistes sont suspendus à cinq puissantes lumières et gravitant autour du ballon (utilisé comme planète dans ce contexte). Les cinq lumières représentant les cinq continents.

Un des numéros le plus impressionnant selon moi fut une jeune femme utilisant des anneaux genre ‘hoola-hoop’ pour nous en mettre plein la vue. Avec le jeu de lumières et de caméras, l’effet est très réussi.

Le tout se termine par deux arches qui s’assemblent pour former un quartier du globe terrestre et du même coup former un berceau dans lequel deux percussionnistes africains nous rappelle la notion de l’afrique – berceau de la vie.

Le Cirque présente ici une nouveauté intéressante et divertissante, je ne suis cependant pas sûr que ce spectacle va amorcer le même genre d’engouement que le cirque réinventé du chapiteau. Il en reste cependant un très bon spectacle très agréable à voir. Mais bon, étant fan du Cirque comme la majorité des invités d’hier, on peut dire que j’étais déjà un peu vendu à la cause !!!!

Un dernier point, le spectacle étant présenté sur une scène qui fait la longueur de la patinoire du Centre Bell accompagné d’un écran géant dépassant ces dimensions, j’ai trouvé préférable d’avoir des sièges un peu plus haut dans les gradins afin d’avoir une bonne vue d’ensemble de l’expérience.

Bon spectacle !!!


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